Simplement superbe.
Sous-titrée "Les madrgaux imaginaires du prince assassin", la rencontre époustouflante de sacrés improvisateurs (Christophe Monniot, saxes, Guillaume Roy, alto, Alain Grange, violoncelle, avec en invité, le violon de Domonique Pifarély), et de l'ensemble vocal baroque A Sei Voci.
Une splendeur fusionnée par David Chevallier (guitares), qui a réorganisé six madrigaux à cinq voix de l'atypique compositeur du XVIe siècle Carlo Gesualdo, aux harmonies et dissonances pétrifiantes d'invention, avec une perfection des arrangements, des sonorités, des voix... A mille lieux de contorsions intello-élitistes ou d'une vaine juxtaposition, d'incroyables moments d'inquiétante et voluptueuse beauté.
On pensera parfois à Stravinsky, Zappa, à Gil Evans pour la fantaisie et la brillance, voire à l'occasion à Magma pour l'énergie et la sincérité... A chacun ses repères, peu importe tant on est remué et subjugué par cette réussite littéralement somptueuse.
Oscar Néguiol - Olè Magazine